Comment vendre du vin au déjeuner ?

VINDEJ

Comment vendre du vin au déjeuner ?

Le vin n’a plus la cote à l’heure du déjeuner. Un vrai manque à gagner en termes de marge. Comment redonner au client l’envie de s’offrir un petit plaisir ?  

C’est un fait, les consommateurs commandent moins de vin à l’heure de leur pause repas et ouvrir une bouteille en journée ne fait plus partie des mœurs. 

Il y a bien sûr l’image négative de la surconsommation d’alcool et la pression sociale qui va de pair. Il y a également la question du coût, alors que les gens font attention à leur budget déjeuner.

Pourtant le vin, générateur de marge stratégique, peut rester un geste plaisir et abordable à la pause midi.

La solution ? Le vin au verre

L’idée de boire un verre de bon vin – voire éventuellement deux –  pour accompagner son plat, évoque la dégustation, le plaisir, et non pas l’ivresse. Pas d’inquiétude non plus du côté de l’efficacité au travail durant l’après-midi. Enfin, côté budget, la dépense est tout à fait raisonnable pour le client. 

Comment bien vendre le vin au verre ?

verre-copie

Rendre l’offre visible

Grande inscription sur l’ardoise du bar, carte spéciale vins au verre placée sur les tables avec le couvert… Les idées ne manquent pas. Une seule règle : que les clients puissent le voir !

Proposer un prix raisonnable

Qui puisse rentrer dans le budget déjeuner, sans pour autant casser les prix car c’est votre marge !

Sélectionner des vins de qualité

Les consommateurs attendent des vins de qualité, d’autant plus les amateurs qui seront le plus tentés de prendre un verre au déjeuner. Exit le vin peu cher pour faire plus de marge, ce serait contre-productif. 

Il faut choisir des vins d’excellent rapport qualité/prix qui vous feront entrer dans le cercle vertueux :

> satisfaction
> nouvelle commande et recommandation
> plus de ventes
> plus de volumes
> meilleurs prix d’achat
> hausse des bénéfices
> satisfaction de tous, restaurateur comme clients.

Pour le choix de vos vins, cela vaut donc le coût de se faire conseiller par un expert indépendant :

je veux beneficier du conseil gratuit d’un expert sur ma carte de vins 

L’inclure dans une formule déjeuner


Une bonne façon de le rendre visible, attractif et facile à vendre puisque déjà « packagé ».

Former vos serveurs et serveuses

Ils sont vos meilleurs atouts vente. Formez-les !  

Ils doivent :

– savoir en parler en 3-4 mots clés (accords mets-vins en lien avec votre cuisine, origine, goût)


bouteille-longue

Fiche de vins sur le site VIINUP.CH exclusivement réservé aux professionnels de la restauration : Vous pouvez l’imprimer et la distribuer à votre équipe en salle

– être proactifs, dès la prise de commande : « Je vous recommande un verre de pinot pour accompagner le plat du jour, ils se marient très bien », « Nous venons de recevoir un Syrah, du Valais, très sympa »… 

– jouer sur l’émotion. La plupart des clients ne sont pas connaisseurs, votre personnel peut et doit donc avancer des arguments subjectifs et jouer sur la connivence (« qui plaît beaucoup en ce moment », « très doux, parfait pour la saison », « vous m’en direz des nouvelles »…) 

Varier les vins proposés au verre

Privilégiez une sélection assez réduite mais de bon rapport qualité/prix et faites-la évoluer régulièrement. Vous boosterez ainsi l’argument fort « découverte » du vin au verre et garderez de la souplesse/flexibilité dans vos commandes

Dernier conseil : servez le verre immédiatement. Le temps que le plat arrive, votre client sera peut-être déjà prêt à en commander un second !

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3 commentaires
  • Jean-Jacques Monnier

    6 février 2017 at 8 h 31 min Répondre

    Bonjour,

    J’ai lu avec attention votre message. Je suis membre d’une des caves coopératives vaudoises.
    Je suis d’accord avec vos propos et pense comme vous qu’un verre de vin de qualité au repas est très positif pour tout le monde. Dommage que la bouteille en exemple est un vin étranger, nous avons ce qui faut chez nous. La proximité du produit est aussi un argument de vente pour la plupart des clients. Faisons en premier des propositions de crus locaux avant de proposer des vin étrangers.
    Il ne doit pas y avoir beaucoup de Siciliens qui prennent un plat du jours dans nos restaurants.
    Salutations.

    • Gregory

      6 février 2017 at 9 h 20 min Répondre

      Cher Monsieur,
      Nous vous remercions pour votre commentaire qui est tout à fait juste. La proximité du produit et du vigneron est effectivement un argument de vente, et les clients de la restauration apprécient et attendent cela du vin en restauration. Donc les restaurateurs doivent en parler pour déclencher des ventes. Mais attention, la découverte de vins d’autres terroirs et d’autres techniques de vinification est aussi une attente des consommateurs aujourd’hui. Donc il est important de travailler sur ces 2 arguments pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.
      Meilleures salutations,

  • Hugues Baud

    6 février 2017 at 10 h 33 min Répondre

    Bravo de votre démarche ! Je suis viticulteur, merci de m’adresser votre info, mais il serait bien mieux de l’adresser aux cafetiers-restaurateurs concernés… Adresses à demander à l’association des cafetiers-restaurateurs, à Pully pour le canton de Vaud. Petite remarque concernant le budget d’un repas de midi, mes enfants et moi-même y avons recours régulièrement, c’est le problème du remboursement par l’employeur en ce qui concerne mes enfants ! 20 francs maxi ?
    et si on admettrais 2 verres d’un bon rouge pour accompagner le repas, il ne devrait pas dépasser 4 francs le décis, les 3 décis de bière étant à 4 francs, nous aurions dépensé le double pour le vin et encore il faudrait commander une carafe d’eau, ce que nous n’aimons guère faire … et l’eau minérale nécessaire à une consommation minimum d’un repas de midi, creuse encore l’écart ! En résumé avec trois décis de bière = 4 francs , on à bu suffisamment, avec la variante vin souvent offert à 5 fr le décis, il faudrait 2,5 dl X 5 fr = 12,50 francs pour avoir couvert nos besoins en H2o.
    Les vignerons ne sont pas encore sorti de l’auberge …. Bien amicalement. Hugues Baud, Maître-viticulteur à Aigle.

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